Passage d'une
évaluation quantitative a une évaluation qualitative du travail
Les nouvelles technologies
créent un bouleversement dans la notion de temps de travail et
plus particulièrement de "travail effectif". Le travail, qui devient
de plus en plus immatériel et intangible devient difficile à
mesurer à moins d' inventer un système pour faire pointer
les neurones!
Jusqu'à présent les lois françaises sur la durée
du travail, les systèmes d'évaluation du travail et des compétences
sont essentiellement fondées sur des logiques quantitatives.
Seul
le nombre d'heures effectuées dans un périmètre donné
correspondant aux locaux de l'employeur est appréhendé.
La logique industrielle
a prévalu (travail parcellisé, nombre de pièces produites),
au détriment de la logique des services et du savoir-faire plus
spécifique, lié a l'utilisation des nouvelles technologies
dans le travail.
L'avènement du paradigme
informationnel a rompu cette notion de travail quantitativement mesurable.
En effet, où s'arrête et commence une mission donnée
? Le téléphone, l'ordinateur portable, les liaisons intranet,
électronique, mail, permettent de travailler chez soi autant que
dans une gare, un aéroport, etc. La frontière entre travail
et non-travail apparaît de plus en plus floue.
Il faudrait donc passer
à une logique plus qualitative : quelle valeur ajoutée,
quel service et donc quelle contribution qualitative aux résultats
de l'entreprise a apporté tel ou tel collaborateur plutôt
que combien d'heures de travail a-t'il passe ?